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La 45e édition des Prix d’excellence en gestion de la Faculté de gestion Desautels met les visionnaires à l’honneur

Le 14 mars 2025, les membres de notre communauté se sont réunis pour célébrer les lauréats et lauréates de la 45e édition des Prix d’excellence en gestion de la Faculté de gestion Desautels (PEGD). La cérémonie, qui a eu lieu au Cercle universitaire de l’Université 91, réunissait des membres de la communauté de la Faculté de gestion Desautels ainsi que du milieu des affaires de Montréal afin de mettre en lumière les contributions importantes de quatre personnalités remarquables du monde des affaires sélectionnées par un comité étudiant.

Les PEDG ont été fondés en 1979 et sont organisés par des étudiantes et étudiants au baccalauréat en commerce dévoués, comme Jeanne Coquerel et Mahé Parenté Benard, les co-directrices générales de cette année. En plus de célébrer les réalisations des lauréats et lauréates, ces prix sont une occasion pour la communauté étudiante de tisser des liens dans le milieu des affaires.

La a prononcé un discours d’ouverture inspirant, avant de passer le flambeau à l’équipe des PEGD. Le premier prix de l’après-midi, le prix Inspiration jeunesse, a été remis à Aaron Stern (B. Com., 2006), fondateur de Converium Capital, et à Sharon Stern (B.A., 2007), membre du Comité consultatif international pour l’avancement de la Faculté de gestion Desautels ainsi que présidente de Gestion Eastmore et de Metro Investments.

Le prix Inspiration jeunesse récompense les leaders qui se démarquent dans leur domaine malgré leur jeune âge.

« C’est un honneur incroyable de recevoir ce prix aujourd’hui, soutient Mme Stern. Nous remercions toute la communauté étudiante, la Faculté et toutes les personnes qui ont voté pour nous. »

« Ça nous touche droit au cœur, ajoute M. Stern. L’Université 91 – y compris son corps professoral et toute sa communauté – a joué un rôle crucial dans notre carrière, en nous aidant à nous rendre là où nous devions aller, à développer notre réseau et à élargir nos perspectives. Cette reconnaissance que nous témoignent nos pairs et la prochaine génération est incroyablement touchante. Nous espérons pouvoir continuer d’accompagner la relève par nos conseils et notre mentorat. »

Par la suite, Isabelle Marcoux, CM (B.A., 1991, B.C.L., 1994), présidente exécutive du conseil à TC Transcontinental, a reçu le prix Excellence en gestion.

Dans le cadre de ses fonctions, Isabelle Marcoux supervise la stratégie et le développement de l’entreprise, de même que le secteur des médias. Elle est également responsable de divers programmes, tels que l’engagement communautaire, la diversité et l’inclusion, ainsi que la responsabilité sociale de l’entreprise.

Elle a souligné trois qualités principales dont les leaders doivent faire preuve dans un monde des affaires qui évolue rapidement : la capacité d’adaptation, la résilience et un état d’esprit axé sur la croissance.

« Il faut s’adapter à des environnements changeants, affirme-t-elle. La résilience consiste à apprendre de ses erreurs, à se relever pour surmonter les obstacles et à considérer ces obstacles comme des occasions à saisir. Enfin, le plus important est d’adopter un état d’esprit axé sur la croissance, c’est-à-dire l’apprentissage. Il faut être suffisamment humble pour vouloir apprendre, se perfectionner et évoluer sans cesse. »

Pour conclure la partie de remise des prix du dîner, le comité des PEGD a décerné le prix Carrière exceptionnelle à Isabelle Hudon, présidente et cheffe de la direction de BDC.

Femme d’affaires et diplomate, Isabelle Hudon apporte aux organisations qu’elle dirige une vision ambitieuse et tournée vers l’action. En marge de ses fonctions chez BDC, elle est coprésidente du conseil l’Ordre de Montréal en plus d’être cofondatrice de L’effet A. Précédemment, elle a agi comme représentante du premier ministre du Canada pour la Francophonie et a siégé aux conseils d’administration d’Hydro-Québec, du Groupe Marcelle, de Holt Renfrew et du Conseil des arts du Canada.

« C’est un sentiment très particulier de savoir que de jeunes gens – ou plutôt des gens plus jeunes –, qui sont probablement trop jeunes pour m’avoir déjà rencontrée, trouvent que mon parcours est digne d’une telle reconnaissance », explique-t-elle en acceptant le prix.

N’ayant pas suivi de formation dans une école de gestion, elle exprime sa gratitude de se voir remettre ce prix par l’une des meilleures écoles de gestion au monde, et de pouvoir partager ce moment avec les personnes qui l’ont accompagnée tout au long de sa carrière.

« Ce prix est un privilège exceptionnel, déclare-t-elle. Non seulement en raison de ce qu’il représente, mais aussi parce qu’il m’offre la chance unique d’avoir devant moi des personnes qui ont joué un rôle important dans ma carrière. »

Elle souligne l’importance de la curiosité et du courage, deux qualités essentielles des leaders de la relève.

Pour clore l’événement, le lauréat et les lauréates de cette année ont présenté les moments marquants de leur carrière et ont prodigué des conseils à la prochaine génération de leaders dans le cadre d’une table ronde.

Isabelle Marcoux a fait part de son expérience au conseil d’administration de Weston à seulement 37 ans. Elle est d’ailleurs la plus jeune personne à avoir siégé au conseil d’une entreprise du TSX 60, un titre d’autant plus remarquable qu’il est détenu par une femme.

« À ce moment, Weston était une entreprise de 35 milliards de dollars, et je n’étais pas du tout prête à siéger à ce conseil, se souvient-elle. Vous ne vous sentirez jamais parfaitement préparés pour les postes qui s’offriront à vous, mais acceptez-les quand même. Ayez confiance en votre capacité d’apprendre en travaillant, parce que vous pouvez y arriver. Levez la main, sautez sans parachute et acceptez ces postes. C’est ainsi que vous progresserez. »

Sharon Stern a ensuite pris la parole, renchérissant en en présentant sa propre expérience de « saut sans filet », soit lorsqu’elle est entrée au conseil d’une société ouverte menant une vaste restructuration.

Elle explique : « C’était exactement dans mon domaine, mais je ne l’avais jamais fait pour une société ouverte. Je n’avais jamais été dans les médias, et ça me faisait vraiment peur. Aaron m’a encouragée à faire le grand saut. Il m’a dit : “Peu importe que ce soit une société privée ou ouverte, tu vas apprendre et tu vas y arriver.” »

La société a finalement réussi à mettre en œuvre son plan de redressement et a été vendue avec un rendement de 100 pour cent pour les actionnaires. Mme Stern considère cette expérience comme un grand privilège.

« C’est une de mes plus grandes réalisations à ce jour, déclare-t-elle. Je suis tellement fière de l’avoir fait, même si la tâche me terrifiait à l’époque. Je ne dirai plus jamais “non”. »

M. Stern raconte une expérience similaire. À 28 ans, il a été embauché, en tant qu’investisseur dans des entreprises en difficulté, pour aider à la restructuration de la dette de l’île de Puerto Rico. Son équipe-conseil, dont des membres avaient déjà travaillé avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, a proposé une solution qui, malgré une certaine réceptivité, a aussi rencontré une forte opposition.

Il explique : « Ce processus m’a fait réaliser qu’il y avait beaucoup de parties prenantes. Nous nous sommes donc remis au travail et, cette fois, nous avons pris le temps de comprendre les besoins de chacune. J’étais extrêmement fier de réussir à concilier tous ces groupes. »

Cette expérience a aussi façonné sa vision du leadership en mettant en lumière l’importance de prendre le temps de comprendre les besoins de toutes les parties prenantes et le fait qu’il est possible de trouver une solution avantageuse pour chacune.

« C’est beaucoup plus facile de réussir un projet quand on a l’appui de nombreuses parties prenantes que si on essaie d’imposer nos idées à quelqu’un ou à un groupe de personnes », affirme-t-il.

Isabelle Hudon, quant à elle, juge que son expérience en diplomatie à titre d’ambassadrice du Canada en France et à Monaco sous l’ancien premier ministre Justin Trudeau l’a aidée à perfectionner ses compétences en négociation.

« Quand on travaille dans le secteur financier, on ne peut pas réussir sans de solides compétences en négociation, soutient-elle. La diplomatie, c’est une question d’influence. Tout repose sur des mots, et sur des idées. J’ai dû négocier en m’appuyant sur des mots, des idées, des rêves ou des contradictions. Quand je suis revenue et que j’ai accepté le poste à BDC, je me suis présentée à ma nouvelle équipe en affirmant que je croyais être une meilleure négociatrice aujourd’hui qu’en 2017, car apprendre à bien négocier en se fondant sur des mots n’a rien de comparable à la négociation fondée sur des chiffres. »

Cet événement a été rendu possible grâce au généreux soutien de nombreuses personnes et entreprises commanditaires, y compris BDC, Chubb, TC Transcontinental et le bureau de l’Avancement universitaire de l’Université 91.


Prix d’excellence en gestion de la Faculté de gestion Desautels

Chaque année, les membres de notre communauté se réunissent pour célébrer les lauréats et lauréates des Prix d’excellence en gestion de la Faculté de gestion Desautels (PEGD). Cet événement est organisé par un comité étudiant afin d’honorer les leaders qui ont apporté une contribution exceptionnelle à la société, tant par leur succès dans les affaires que par leur engagement dans la collectivité.C’est également une occasion pour les étudiants et étudiantes de réseauter avec des spécialistes du secteur.

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